🧬   Au jardin des hélices, on croise le génie de la bobine, personnage foutraque trimballant ses breloques de fil désoxyribonucléiques. Le lasso de ses lacets s’élancent et s’emmêlent. Multirécidiviste du spasme moléculaire, il se plie comme Sisyphe au labeur incessant de ramener de l’ordre en tout point. Mais il arrivera un jour où le désordre reprendra ses droits. L’univers aura raison de moi. D’ici-là, mon génie intérieur lutte.   🧬      

Dépaysages

{ agrandir le réel }

    Le confinement m’a poussée à me retrancher dans des espaces infiniment ténus, visibles à l’œil nu mais dont on ne peut que fantasmer la structure, la texture et les détails réels. C’est à cette échelle, à la frontière du visible que je me suis installée, faisant de cet espace mon terrain d’investigation pendant plusieurs mois. J’en ai rapporté les images qui suivent. Pour chaque spécimen, il a fallu des centaines, voire des milliers de clichés, que j’ai réunis, pour reconstituer ces entités, désormais gigantesques. C’est cet agrandissement, cet étourdissement du regard que je voulais atteindre. Autant que le dépaysement.
    Parce que la pandémie annule toute possibilité de déplacement sur la planète, c’est dans des mondes infimes qu’il nous faut désormais  voyager. Vagabondages interstitiels, pélerinages à l’orée du visible, univers minuscules et randonnées escarpées pour nos yeux en déroute.

5549 clichés auront permis d’aboutir à cette graine d’Alsomitra macrocarpa.
La dentelle de cellules devient visible et l’ensemble est suffisamment agrandi pour occuper un mur de 5 mètres à partir d’un spécimen de 5 centimètres.




“Voir un univers dans un grain de sable, et un paradis dans une fleur sauvage.
Tenir l'infini dans la paume de la main, et l'éternité dans une heure.”

William Blake


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Quelques dépaysages  











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Chaque photographie est vendue en série limitée 
Plusieurs formats possibles (me contacter pour plus de détails)